Ne me libérez pas, je m’en charge

Michel Vaujour et son histoire incroyable, dans un entretiens intimiste et bouleversant, c’est Ne me libérez pas, je m’en charge. Un film à l’issu duquel je me suis posé une question, la prison, à quoi bon? Quel intérêt à enfermer quelqu’un, sinon celui d’obtenir une basse vengeance sur un individu. On condamne à tours de main, mais s’est-on déjà demandé ce qui pousse un homme à agir mal? Ne peut-t-on pas lire ici une erreur de notre société, qui est incapable d’offrir un autre recours, une autre issue que les crimes et délits? De l’éducation, qui enseigne les modalités de l’échec, à tous les problèmes auquel personne ne vous aide à trouver de réponse, ne devrait-t-on pas se pencher davantage sur les causes de la criminalité? Je crois, de surcroît, qu’entre une longue peine et une condamnation à mort, il n’y a de différence que dans la formulation, car c’est toujours de privation de vie dont on parle. De quel droit peut-t-on se résoudre à énoncer de tels jugements quand la vie est si précieuse? Des médecins, psychologues, psychiatres, tuteurs même s’il le faut, un suivit, un espoir, voilà ce dont un « criminel » a bien souvent besoin. Mais enfin, pas la mort à petit feu, pas la déshumanisation qui s’opèrent dans les prisons! Un juge est bien souvent coupable de bien plus de souffrances qu’un accusé, et la souffrance de ce dernier n’annule rien pour les victimes, alors à quoi bon? Quoi qu’il en soit, un film à voir et à revoir, qui parle autant sinon plus de la douleur d’un taulard, que d’évasions spectaculaires.

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